Comment utiliser nos guides
Un guide n’est pas une recette.
Les guides de Psychoeducatrice.net offrent des repères, des pistes de réflexion et des stratégies concrètes. Ils aident à mieux voir une situation, à essayer autrement, et à remarquer ce qui convient à votre jeune.
Vous n’avez pas besoin de tout appliquer. Commencez par ce qui se passe, choisissez une piste qui vous semble juste, puis observez ce qu’elle change.

Quand une situation se répète, le premier réflexe est souvent de chercher quoi faire.
- Comment faire pour que ça s’arrête ?
- Qu’est-ce que je dois lui dire ?
- Quelle conséquence devrait fonctionner ?
Avant de choisir une stratégie, une autre question est souvent plus utile.
Qu’est-ce qui est en train de se passer ?
Un cycle, pas une marche à suivre
Comprendre, choisir, essayer, observer, ajuster. Puis, au besoin, revenir au début.
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Comprendre
Qu’est-ce qui semble se passer ?
Le guide sert à mettre des mots, à reconnaître des déclencheurs, à envisager plusieurs explications, y compris le point de vue du jeune. On n’agit pas seulement sur ce qu’on voit.
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Choisir
Qu’est-ce que je pourrais essayer ?
Un guide propose souvent plusieurs pistes. Une ou deux suffisent, réalistes, adaptées à l’âge et au moment, que vous pouvez tenir un certain temps. Mieux vaut une petite chose claire que cinq changements à la fois.
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Essayer
Mettre la piste en pratique.
Une stratégie a souvent besoin d’être répétée. Une seule tentative ne dit pas toujours si elle est utile. Le rythme dépend de votre quotidien, pas d’un délai universel.
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Observer
Qu’est-ce qui change ?
Le problème n’a pas à disparaître pour que ça compte. Une crise plus courte, une discussion qui dégénère moins, un mot de plus (« je suis trop stressé ») : ce sont déjà des indices.
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Ajuster
Qu’est-ce que cette expérience nous apprend ?
La piste aide, ou seulement parfois. Elle est trop tardive, trop chargée, ou une autre convient mieux. On peut alors revenir à comprendre, et recommencer le cycle.
Après ajuster, on peut revenir à comprendre. Ce n’est pas une ligne droite vers un résultat.
Si le cycle vous suffit pour commencer, vous pouvez choisir un outil.
Pour aller plus loin
Vous n’êtes pas obligé de tout lire d’un coup. Voici le détail de l’approche.
Comprendre avant d’intervenir
Un comportement observable n’explique pas, à lui seul, ce qui se passe.
« Il refuse. »

Ce qu’on voit
Il dit non. Il argumente. Il ne fait pas ce qu’on demande.
Derrière, ça peut être
- de l’opposition
- de l’anxiété
- un sentiment d’être dépassé
- une consigne mal comprise
- la peur d’échouer
- de la fatigue
- une frustration
- l’envie d’éviter quelque chose de difficile
- de la peine à dire ce qu’il ressent
Ce ne sont pas des diagnostics. Ce sont des possibilités à considérer. Ce qu’on voit compte. Comprendre ce qui pourrait l’expliquer compte autant.
Observer avant de changer
Pas une grille clinique. Quelques questions simples, que n’importe quel parent peut se poser.
- Qu’est-ce qui arrive ?
- Décrire le comportement le plus concrètement possible.
- Quand ?
- Le matin, au retour de l’école, pendant les devoirs, au moment d’une limite, d’arrêter un écran, quand il est fatigué ?
- Juste avant ?
- Une demande, une transition, une frustration, une situation sociale, une peur ?
- Juste après ?
- Que faites-vous ? Que fait le jeune ? Ça s’arrête, ça s’intensifie, c’est toujours pareil ?
- Y a-t-il des moments où ça se passe mieux ?
- Qu’est-ce qui est différent ces fois-là ?

Observer fait déjà partie de l’intervention.
Observer aide à choisir une piste plus proche de ce qui se passe vraiment, plutôt que de réagir seulement au comportement visible.
Vous n’avez pas besoin de tout changer.
Un guide peut donner envie d’essayer plusieurs stratégies d’un coup. Si tout change en même temps, il devient difficile de voir ce qui aide vraiment. Choisir, essayer, observer. Pas la perfection.
Le changement n’est pas toujours spectaculaire.
Ça peut être une crise moins intense, une récupération plus rapide, moins d’escalade, un déclencheur mieux vu, un jeune qui met davantage de mots, un parent qui sait un peu mieux quand intervenir et quand laisser de l’espace. Le progrès peut commencer par quelque chose de petit. Rien de tout cela n’est promis.
AvantLa crise durait une trentaine de minutes.
MaintenantElle dure moins longtemps.
AvantToute discussion finissait en conflit.
MaintenantCertaines restent difficiles, sans dégénérer à chaque fois.
AvantLe jeune ne disait rien.
MaintenantIl arrive parfois à dire : « Je suis trop stressé. »
« J’ai essayé. Ça n’a pas fonctionné. »
C’est une information importante.
- La piste correspondait-elle vraiment à la situation ?
- Était-elle adaptée à l’âge du jeune ?
- Était-ce le bon moment ?
- Avez-vous pu la tenir avec un peu de constance ?
- Qu’est-ce qui s’est passé autrement ?
Un résultat différent de celui qu’on espérait n’est pas forcément un échec. Ça peut aussi dire que la stratégie ne convient pas, ou qu’il faut mieux comprendre ce dont le jeune a besoin.
Votre jeune fait partie de la solution
Quand son âge et la situation le permettent.
Écouter son point de vue. Lui demander ce qui est difficile, et ce qui pourrait l’aider. Expliquer ce qu’on essaie. L’impliquer dans certaines pistes. Ce n’est pas « le parent corrige, l’enfant obéit ». C’est aussi une affaire de relation.

Et parfois, un guide ne suffit pas
Les guides sont des ressources générales. Ils ne permettent pas d’évaluer un jeune en particulier, d’établir un diagnostic, ni de connaître toute la réalité familiale. Ils ne remplacent pas un accompagnement professionnel quand il est nécessaire.
On peut envisager d’aller chercher de l’aide quand les difficultés persistent, s’intensifient, pèsent sur l’école, les relations ou la vie à la maison, quand les pistes habituelles ne suffisent plus, ou quand le parent ou le jeune se sent dépassé.
Une approche issue de la pratique psychoéducative

Marie-Élaine Carrier
Psychoéducatrice
Membre de l’OPPQ · Permis n° 1896508
Les ressources sont créées par Marie-Élaine Carrier, psychoéducatrice.
Elles s’appuient sur son expérience professionnelle et sur des connaissances utilisées en psychoéducation. Elles offrent des repères, pas une méthode unique à appliquer partout.
Commencez par ce que vous vivez aujourd’hui.
Vous n’avez pas à tout parcourir. Choisissez le thème qui ressemble le plus à votre situation, puis une ressource.